Discriminations anti-LGBT + : le gouvernement veut former tous les cadres de l’Éducation nationale

Le gouvernement veut « former 100 % des cadres du ministère de l’Éducation nationale » afin de mieux combattre les discriminations anti-LGBT +, selon un nouveau plan dévoilé ce samedi 25 juillet, par la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.



Un nouveau plan destiné à lutter contre les discriminations anti-LGBT + dans l’Éducation nationale a été dévoilé, ce samedi 25 juillet 2026, par la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé. L’objectif : former 100 % des cadres du ministère de l’Éducation nationale, afin de « mieux qualifier et signaler les actes anti-LGBTI + » au sein des établissements scolaires, souligne le ministère dans un communiqué de presse.


Cela prendra la forme d’un « module dédié à la lutte contre la haine anti-LGBT + […] ajouté à la formation des directeurs comme des inspecteurs » et d’un renforcement de la formation continue, a détaillé Aurore Bergé dans une interview à Libération, rapporte l’Agence-France Presse (AFP).


Elle souhaite aussi qu’un vademecum sur la lutte contre les discriminations anti-LGBT + soit disponible dans tous les établissements scolaires, à la rentrée 2027.


« La question éducative est centrale quand on veut lutter contre ces phénomènes de violence et de haine », a-t-elle assuré dans une autre interview, au quotidien La Nouvelle République.


Un quart des auteurs entre 13 et 17 ans


La ministre déléguée y souligne que les victimes d’infractions anti-LGBT + « sont de plus en plus jeunes » et qu’un quart des auteurs ont entre 13 et 17 ans.


« On a beaucoup progressé sur la formation des policiers, gendarmes, magistrats, sur les signalements par l’Éducation nationale » mais « on doit être beaucoup plus proactifs », ajoute-t-elle au sujet de ce plan présenté en marge de la manifestation des Fiertés rurales, la « Pride des campagnes », organisée ce samedi à Chenevelles (Vienne).


En 2025, 4 900 infractions anti-LGBT + ont été recensées en France, en hausse de 2 % sur un an, selon les chiffres du service statistique du ministère de l’Intérieur. Près de la moitié des victimes ont moins de 30 ans.


Déjudiciarisation de la procédure de changement de sexe à l’état civil


Le plan national présenté samedi prévoit également de garantir, d’ici 2029, « la déjudiciarisation de la procédure de changement de sexe à l’état civil ». Ces procédures peuvent être « vécues de manière douloureuse », souligne la ministre à Libération.


Ce plan doit aussi permettre que d’ici 2029, l’ensemble des départements français disposent d’au moins un centre LGBT +.


Auprès de Libération, Aurore Bergé dit souhaiter que ces centres « deviennent de véritables ressources en santé mentale », alors que « le risque suicidaire chez les jeunes LGBT + est deux à sept fois supérieur que chez les hétérosexuels ».

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