VIGILANCE•En raison de la chaleur et de la sécheresse, la vigilance est nécessaire dans les exploitations agricoles où le risque d’incendie est très élevé
Une simple étincelle au contact d’une pierre peut provoquer un véritable brasier. Chaque été, la période des moissons, cruciale pour les agriculteurs, est également synonyme de danger. Avec un risque encore plus important en raison de l’intense sécheresse qui frappe le pays cette année. Chaque jour, les pompiers sont ainsi mobilisés aux quatre coins du pays pour éteindre des incendies dans les champs. Et assez souvent, les engins agricoles sont à l’origine de ces départs de feu involontaires « en raison de surchauffes mécaniques, d’étincelles ou de l’accumulation de poussières végétales », précise sur son site la Chambre d’agriculture de la Meuse.
Face à ce risque, la prudence est de mise dans les exploitations, les autorités invitant les agriculteurs à adapter leurs pratiques. En cas de fortes chaleurs, ces derniers doivent privilégier les interventions tôt le matin ou en soirée dans les champs et éviter strictement les heures les plus chaudes. En cas de risque sévère d’incendie, les préfectures peuvent même prendre des arrêtés d’interdiction limitant les activités agricoles à certaines heures de la journée, comme cela a été le cas dans de nombreux départements début juillet.
Vérifier le matériel et avoir une tonne à eau à proximité
L’entretien du matériel est également primordial. « Les poussières, les résidus végétaux, la graisse ou l’huile accumulés sur les engins peuvent s’enflammer facilement au contact d’un moteur chaud ou d’une étincelle », prévient la Chambre d’agriculture de Bretagne. Avant chaque chantier, les agriculteurs doivent donc « vérifier l’absence de fuites sur les circuits, nettoyer les filtres, graisser les éléments mécaniques et dépoussiérer les parties exposées à la chaleur. » Si jamais un incendie venait à se déclarer, les agriculteurs doivent également pouvoir intervenir immédiatement avant l’arrivée des pompiers.
D’où la recommandation des chambres d’agricultures « d’avoir un extincteur en état de fonctionnement à bord des machines » et « de prévoir une tonne à eau à proximité des chantiers. » Si l’agriculteur dispose d’un déchaumeur ou d’une herse armée, cela lui permettra également de créer un coupe-feu et de limiter la propagation de l’incendie. Quand la nature prend feu, les agriculteurs viennent aussi régulièrement prêter main-forte aux pompiers, remplissant leurs citernes pour ravitailler les soldats du feu.

إرسال تعليق