Mort de Sonia Bellina dans le Gard : un suspect, déjà condamné pour violences conjugales, mis en examen pour « meurtre » et placé en détention provisoire
Le corps partiellement calciné de l'influenceuse de 29 ans avait été découvert au milieu des vignes à Saint-Gilles (Gard), le 12 août.
Un suspect de 32 ans, l'un des deux hommes interpellés après la découverte du corps de l'influenceuse Sonia Bellina dans le Gard, a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire, a annoncé la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, dans un communiqué publié vendredi 21 août. Le corps partiellement brûlé de l'influenceuse de 29 ans avait été retrouvé au milieu des vignes à Saint-Gilles (Gard), le 12 août.
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Le parquet de Nîmes précise : « Les investigations menées par les militaires de la section de recherches de Nîmes, en coordination avec les gendarmes du groupement du Gard, ont permis, après une semaine d'enquête et grâce à de nombreux recoupements réalisés avec la plus grande minutie, l'interpellation de deux personnes placées en garde à vue, dont l'une a été remise en liberté après les premières vérifications. La seconde a été présentée à la justice à l'issue de sa garde à vue et mise en examen pour meurtre par le juge d'instruction. »
« Des antécédents judiciaires préoccupants »
Selon Cécile Gensac, le suspect « est soupçonné d'avoir été en contact avec la victime (...) peu avant les faits ». « Plusieurs éléments indiquent qu'il serait la dernière personne avec laquelle la victime aurait été en contact, dans le cadre d'une rencontre en qualité d'escort dans la nuit des faits, après un premier contact intervenu la nuit précédente. » Le suspect reconnaît « avoir eu des relations avec la victime durant la nuit des faits ainsi que la veille », mais a refusé « de fournir davantage d'explications au cours des auditions qui ont suivi pendant sa garde à vue ».
Dans son communiqué, le parquet indique que l'homme mis en cause présente « un lourd passé judiciaire depuis 2010, marqué par des faits de violences et des infractions liées aux stupéfiants ». À la fin de l'année 2023, il avait été condamné pour des violences conjugales dans le nord de la France, « ce qui l'avait conduit à porter un bracelet électronique au moment des faits, afin de protéger son ancienne compagne résidant à 800 km de là ».
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