La Colombie envisage d’emprisonner ses criminels les plus dangereux sur des navires en pleine mer
Le gouvernement colombien étudie actuellement la possibilité de détenir les criminels les plus dangereux en mer, à bord de navires-prisons. Abelardo de la Espriella, président d’extrême droite arrivé au pouvoir le 7 août 2026, a promis de mener une lutte particulièrement ferme contre le crime organisé.
Ce projet associe le ministère de la Défense et l’administration pénitentiaire. Il prévoit de transformer un navire militaire en prison afin d’y placer temporairement les chefs de groupes criminels qui poursuivent leurs activités depuis leur cellule. Certains détenus continuent en effet d’ordonner des assassinats et de diriger des réseaux de trafic de drogue depuis leur lieu de détention.
L’objectif de ces prisons flottantes est de couper les communications entre les détenus et leurs contacts restés à terre. Mais selon les organisations de défense des droits humains, ce type de détention porte atteinte aux droits individuels des prisonniers. En 2007, le président Alvaro Uribe avait déjà mis en place un dispositif similaire, en détenant des narcotrafiquants à bord de navires dans l’attente de leur extradition vers les États-Unis.
Une position ferme contre les narcotrafiquants
Ce projet de navires-prisons a été révélé par la presse colombienne et confirmé à l’Agence France-Presse, mercredi 26 août, par une source du ministère de la Défense. Il s’inscrit dans la politique de fermeté menée par Abelardo de la Espriella contre les trafiquants de drogue.
Le nouveau président colombien d’extrême droite a également promis la construction de prisons de grande capacité sur le modèle de celles mises en place au Salvador par son homologue Nayib Bukele.
Des opérations antidrogue conjointes entre la Colombie et l’Équateur avec le soutien des États-Unis
Le 26 août, l’Équateur a annoncé le lancement d’opérations antidrogue conjointes avec la Colombie et les États-Unis le long de sa frontière avec le territoire colombien, une région où de nombreux groupes armés sont actifs. Les relations diplomatiques tendues entre Bogotá et Quito se sont considérablement améliorées depuis l’élection d’Abelardo de la Espriella à la présidence colombienne. Le président équatorien de droite, Daniel Noboa, avait critiqué son prédécesseur, Gustavo Petro, pour son manque d’efficacité dans la lutte contre le crime organisé dans la région frontalière.
Le ministre de la Défense, Gian Carlo Loffredo, a annoncé le déploiement d’unités militaires conjointes à la frontière. Sur la radio locale Radio Sucesos, il a indiqué que les forces équatoriennes et colombiennes mèneraient des « opérations de surveillance » et des actions « contre les groupes armés illégaux qui opèrent dans cette zone ». « Les États-Unis participeront également aux stratégies mises en œuvre, notamment aux opérations menées à la frontière avec la Colombie », a ajouté le ministre.
« Auparavant, nous étions confrontés à une certaine passivité de la part du gouvernement colombien. Aujourd’hui, c’est une occasion en or, car nous avons deux gouvernements (colombien et équatorien) déterminés à s’attaquer à ces groupes (illégaux), et nous bénéficions du soutien des États-Unis », a-t-il souligné.
.jpeg)
.jpeg)
إرسال تعليق