Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie : sa famille n’a reçu ni demande de rançon ni signe de vie

  • José Olger Melo Charry, soldat de la Légion étrangère française, a été enlevé le 6 août alors qu’il était en permission dans son pays d’origine.

    « Pour le moment, aucune opération militaire n’est prévue » pour le secourir, a indiqué vendredi l’armée colombienne.



La famille du soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie au début du mois d’août n’a reçu ni demande de rançon ni signe de vie de la part de ses ravisseurs, a déclaré vendredi à l’AFP un responsable militaire colombien. « Pour le moment, aucune opération militaire n’est prévue » pour tenter de le secourir, a également précisé le colonel colombien Mauricio Osorio, à la tête d’une division spécialisée dans la lutte contre les enlèvements.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu’il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest de la Colombie, selon un rapport de l’armée consulté par l’AFP. Âgé d’une trentaine d’années, il était arrivé dans le pays la veille de son enlèvement et voyageait en compagnie d’une femme. Celle-ci avait également été enlevée avant d’être libérée quelques heures plus tard.

Le ministère français des Armées a indiqué que José Olger Melo Charry ne possédait pas la nationalité française. Sa permission l’autorisait à rester sur le territoire français métropolitain, mais pas à se rendre en Colombie, a ajouté le ministère.

Des dissidents de la guérilla des Farc

Les auteurs présumés de cet enlèvement seraient des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd’hui dissoute, qui avaient refusé de signer l’accord de paix conclu en 2016 avec le gouvernement, selon le document consulté par l’AFP. D’après la même source, les rebelles auraient enlevé José Olger Melo Charry après avoir découvert qu’il appartenait à la Légion étrangère française. L’armée colombienne estime que ce caporal, en permission dans son pays d’origine, pourrait être détenu aux côtés de militaires colombiens dans les Andes.

Le groupe soupçonné d’être à l’origine de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d’Ivan Mordisco, considéré comme le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés présents dans le pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l’exploitation minière illégale, utilisent les enlèvements pour extorquer de l’argent ou exercer une pression sur les autorités. Le président Abelardo de la Espriella, partisan d’une ligne politique de droite dure, mène depuis son arrivée au pouvoir au début du mois d’août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des États-Unis.

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